Dans le sommeil des provinces lointaines, à l’arrière-saison, quand le temps des familles allait, on voyait de vieilles demeures s’ouvrir, qui accueillaient dans leurs salons crépusculaires, témoins des journées de gloire terrestre, les derniers fidèles d’un monde révolu, figures tutélaires d’une ronde immobile qui traçait dans la pénombre du jour finissant les gestes d’anciennes histoires, battait les cartes du temps qui passait et faisait l’inventaire en moissons de papier des querelles et des trésors de lignées.
On revivait ainsi le temps d’une villégiature tout l’espoir qui gisait alors dans l’écho d’une sonate reconnue ou d’un poème su par coeur, en ce temps indemne des orages à venir, et dont nous voulions nous persuader qu’il ne finirait jamais.
La fin du jour
Pascal VINARDEL
La fin du jour
Huile sur toile
H. 140 cm ; L. 195 cm
2020/2023

