On surprenait le visage de l’aurore dans la ville et on dévalait en pensée la pente étroite vers la plage de sable obscur.
Encore percluses d’ombres nocturnes, des terrasses regardaient la lumière grandir dans cet ancien royaume de volcans, ces « terres noires »qui furent les nôtres, où, dès le petit matin, le regard plein de sommeil prenait le large avec la lente montée du jour.
Dans un silence bercé de lointaines rumeurs, l’air se chargeait petit à petit de fragrances rares, de chants de coqs et de cornes marines.
L’aurore chantait dans la ville.
Les terres noires
Pascal VINARDEL
Les terres noires
Huile sur toile
H. 81 cm ; L. 130 cm
2024/2025

